La CGT continue de porter l’exigence d’une vraie réparation des conséquences des conditions de travail réduisant l’espérance de vie. Celle-ci devant porter une dynamique qui allie réparation et actions déterminées sur les situations de travail pour enfin tendre à supprimer les pénibilités.
Un dispositif de reconnaissance de la pénibilité doit permettre aux salarié-es concerné-es de bénéficier d’une retraite d’une durée équivalente aux autres salarié-es en pleine santé.
Cette reconnaissance collective de la pénibilité entraîne la nécessité d’un départ anticipé pour l’ensemble des salarié-es du public et du privé.
Le gouvernement reste campé sur une approche médicale de la pénibilité. C’est ainsi qu’il exige des salariés concernés qu’ils soient lourdement atteints physiquement et reconnu en invalidité partielle permanente, ce qui écarte du dispositif les salariés qui subissent pourtant une réduction de leur espérance de vie en raison de leurs conditions de travail.
De même, dans la fonction publique, la reconnaissance de la pénibilité est menacée et déjà remise en cause pour les infirmières.
Dans toutes les luttes, le contenu et l’organisation du travail occupent une place centrale (conditions de travail, 35 heures, pénibilité, autonomie, égalité femmes-hommes ou reconquête de la protection sociale), autant de sujets revendicatifs liés au sens et au contenu de l’organisation du Travail. De plus, ces décrets instaurent un véritable parcours du combattant pour qui prétendra entrer dans le dispositif.

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