Le grand bluff, matin midi, soir et nuit, 7/7, une performance de haute volée.
Au mois de juin dernier nous avons assisté avec résignation au sempiternel discours de "fin du monde" de notre Direction.
Les menaces à peine voilées sur de possibles licenciements et autres renoncements ont suffi à faire plier un pâle "front syndical" bien amoindri par les élections professionnelles de 2012 et bien aidé par la désinformation permanente du personnel.
Ors donc en juin dernier le non paiement des heures supplémentaires de l'année écoulée était à l'honneur en qualité de solution de la dernière chance pour sauver le monde, euh non, sauver le capital, non sauver le patron, non sauver les emplois, ah on ne sait plus, en tout cas il fallait sauver quelque chose et surtout nous devions renoncer au paiement des heures supplémentaires.
A cela, la garantie de ne plus recourir aux CDD et interim nous était donné en retour comme preuve de bonne foi d'une Direction soucieuse de notre bien-être.
Désemparés et désabusés, malgré les solutions proposées par la CGT pour de possibles négociations, les salariés, surtout ceux en blanc acceptèrent leur sort bon gré mal gré.
A cela il nous avait été demandé de travailler plus, ce que nous faisons dans notre grande majorité et aussi d’effectuer des remplacements de nuit pour pallier aux manques.
Constatons aujourd'hui que l’expérience est difficile pour les volontaires qui s'épuisent à assumer ce roulement sans roulement et ne vont pas tarder à cesser ce manège à l'efficacité toute mesurée.
D'autant que nombre d'entre eux sont stupéfaits de voir revenir les CDD, il y' a comme un malaise...
Que vont ils dire lorsqu'ils reverront des intérims, ce qui est déjà le cas...
La confiance ça se travaille au quotidien et là on peut dire que c'est un coup de canif dans le contrat moral.
Rappelons ici que la CGT n' a jamais cru une seconde à cette mise en scène théâtrale.
Depuis des années les cadres de la Direction travaillent pour imposer à tous flexibilité et auto-replacement...
Bien entendu, cela ne fonctionne pas.
Il est en effet aisé de remplacer un chiffre par un chiffre, mais l'Humain reste l'Humain avec sa riche complexité.
Laissons ici la critique qui reste un exercice sans risque pour celui qui la profère.
Mais on ne peut reprocher à la CGT de la Polyclinique Francheville d'avoir apporté des pistes de solutions, toujours tournées en dérision par une Direction peu soucieuse de rétablir un semblant de justice et d’égalité dans le traitement des salariés.
Rappelons que nous n'avons pas été augmentés depuis quatre ans.
Les heures supplémentaires étaient une lueur dans un avenir rendu opaque par les discours alarmistes et anxiogènes des médias.
Ors la Direction a préféré opposer un non catégorique à ses salariés et nous revoyions débarquer nos amis CDD et intérim?
Quelle obscure logique anime cette stratégie patronale.
Quelles économies espère t' on obtenir?
Pourquoi blâmer et frustrer un personnel volontaire et impliqué?
La CGT se désole de cette gestion à court voir très court terme, n'y voyant là qu'un désintérêt croissant pour la valeur inestimable du travail du personnel qui constate par lui-même la versatile gestion patronale.
Le syndicat CGT avait fait des propositions concernant le paiement des heures supplémentaires ainsi que sur le service de remplacement qui verrait là ses caractéristiques renforcées, amplifiées, fortifiées par une échelle de rémunérations plus adéquate.
L'emploi, la rémunération, les avantages sociaux sont toujours la priorité de la CGT qui ne comprend que trop bien la situation actuelle dont elle avait hélas prédit les moindres contours.
Nous nous interrogeons sur la volonté réelle de l'entreprise de donner un sens au volet social du développement durable, dont elle s'était fait la championne il y' a quelques années.
Nous sommes issus d'un territoire, nous y vivons, nous y travaillons, nous y trouvons ce dont nous avons besoin pour vivre, nous lui insufflons sa force comme nous donnons à l'entreprise qui nous emploie sa vitalité, sa plus value humaine qui est l'essentiel de la relation entre le soignant et l'établissement qui le soigne, l'intimité, le contact direct, de l’accueil à la sortie.
Malheureusement la gouvernance en place depuis des années réussit à casser les moindres formes de solidarités pourtant indispensables à la création du lien social qui nous unit tous et donne à nos métiers leurs forces et leur auras.
Aujourd'hui, le présentéisme est en vogue, il est plus facile de venir à son travail que d'exercer son métier avec passion et confiance, comment peut il en être autrement alors que le discours de fond signifie à tout un chacun qu'il ne représente rien, qu'il est remplaçable et malléable.
Quelle reconnaissance avons nous?
La CGT engage chacun d'entre nous à connaître ses droits et à défendre sa vie personnelle et familiale.
La CGT rapporte ici les propos de l'ensemble du personnel.

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